
La campagne des municipales à Lyon franchit un seuil d’engagement que l’on pourrait qualifier d’« olympique ». En effet, lorsque le fameux club local n’est pas au cœur des débats, il est fort probable que d’autres candidats, tel un match dans un stade, amènent le sport sur la table. Cette fois-ci, Anaïs Belouassa Cherifi, candidate de La France insoumise (LFI) pour les élections municipales de mars, a pris la parole pour exposer ses propositions lors d’une émission sur BFM Lyon. Parmi ses annonces, la députée de 30 ans a affirmé son souhait de voir la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver 2030 s’organiser à Lyon.
EN BREF
- Anaïs Belouassa Cherifi souhaite que Lyon accueille l’ouverture des JO d’hiver de 2030.
- Elle privilégie le stade de Gerland au Groupama Stadium pour des raisons économiques et écologiques.
- Une vigilance est exprimée face aux possibles conflits d’intérêts dans l’organisation des JO.
Lyon, souvent désignée comme la “porte des Alpes”, est une ville qui, selon Madame Cherifi, a donné naissance à de nombreux champions, incluant le célèbre Gwendal Peizerat. Cette déclaration vise à positionner sa candidature face à d’autres figures politiques locales, comme Grégory Doucet, Jean-Michel Aulas et Alexandre Dupalais, candidats à la mairie de Lyon.
Contrairement à ses concurrents qui envisagent le Groupama Stadium comme lieu d’accueil, Cherifi opte pour le stade de Gerland, situé dans le VIIe arrondissement, une bastion historique de l’Olympique Lyonnais. Ce choix se veut justifié par des considérations écologiques et économiques, estimant que Gerland représente une option plus judicieuse pour le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (COJOP).
La halle Tony Garnier en fan-zone
« C’est une pépite », déclare-t-elle en évoquant la halle Tony Garnier, à proximité du Palais des Sports, qu’elle imagine transformée en fan-zone. Cette initiative permettrait aux jeunes Lyonnais d’accéder à des sports qu’ils n’ont pas nécessairement l’opportunité de découvrir. Bien que le Groupama Stadium offre une capacité de près de 60 000 spectateurs, le stade de Gerland, avec ses 35 000 places, se prête également à cette dynamique, même s’il est géré par la société GL Events.
Il est à noter que le COJOP, établi à Décines, près du stade de l’OL, n’a pas encore pris de décision concernant le lieu de la cérémonie d’ouverture. La LDLC Arena, propriété de la holding familiale de Jean-Michel Aulas, a manifesté son intérêt pour accueillir cet événement.
Anaïs Belouassa Cherifi a également exprimé son inquiétude face à d’éventuelles manipulations et conflits d’intérêts liés aux marchés publics des JO, en citant les noms de Jean-Michel Aulas et de Christian Estrosi, maire de Nice, qui accueillera également des épreuves ainsi que la cérémonie de clôture. Ces préoccupations illustrent les enjeux politiques qui entourent non seulement l’organisation de cet événement majeur, mais aussi la dynamique des municipales lyonnaises.
Lyon se positionne donc avec ambition sur l’échiquier avec des candidats qui osent faire entendre leur voix sur des projets d’envergure. Le chemin menant aux élections sera semé d’embûches, mais les promesses d’un avenir olympique motivent les débats au sein de cette ville dynamique.